Énergies vertes, énergies renouvelables, énergies durables : tous ces termes très similaires convergent vers une même idée, celle de produire et de consommer plus propre, en minimisant ses impacts sur l’environnement. Énergie verte : à quoi ça correspond vraiment ? Le point sur les ressources hydrauliques, éoliennes, solaires et organiques dont nous disposons sur le territoire.
L’énergie verte : qu’est-ce que c’est ?
On parle d’énergie verte chaque fois que l’on produit de l’énergie à partir de ressources naturellement renouvelées et inépuisables : air, eau, lumière du soleil, chaleur de la terre, matières organiques. Pourtant, même si ces gisements naturels sont bien présents, le paysage énergétique français reste dominé par les ressources non-renouvelables comme le pétrole, le gaz, le charbon ou encore le nucléaire.
La progression des énergies vertes est constante. Aujourd’hui, elles assurent environ 12 % du mix énergétique en France. D’où viennent-elles ? Les principales filières à l’œuvre sont les suivantes :
- L’hydro-électricité produite grâce aux barrages et centrales hydrauliques ;
- L’éolien qui s’appuie sur la force du vent et les parcs éoliens ;
- L’énergie solaire, qu’elle soit thermique ou photovoltaïque ;
- La biomasse qui transforme bois, matières organiques et déchets en chaleur, électricité ou biogaz ;
- La géothermie, qui valorise la chaleur du sol pour alimenter des réseaux de chaleur.
Les offres d’énergies vertes
Lorsque l’on souscrit à une offre d’énergie verte, difficile de savoir si la consommation réelle provient d’une source renouvelable. Tout consommateur peut légitimement se poser la question.
En réalité, l’électricité ou le gaz qui arrivent à domicile proviennent le plus souvent d’un mélange, issu majoritairement de sources conventionnelles, centrales nucléaires ou gaz naturel extrait du sous-sol. C’est le fonctionnement du réseau qui veut cela, et non un choix du fournisseur.
Face à cela, les grands fournisseurs affichant des offres “vertes” proposent une contrepartie : via le système des Garanties d’Origine, ils injectent dans le réseau la même quantité d’énergie renouvelable que celle consommée par leurs clients ayant opté pour ces offres.
Les fournisseurs alternatifs, souvent 100 % verts, coopératifs ou mettant en avant la production française, injectent directement des volumes d’énergie verte dans le réseau d’électricité ou de gaz. Pour savoir précisément comment ils procèdent, il suffit de consulter leurs conditions générales de vente.
Pour comparer les tarifs de l’électricité entre les fournisseurs conventionnels et alternatifs, toutes les informations sont disponibles sur ce lien :
https://www.hellowatt.fr/contrat-electricite/prix-electricite
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Les principaux gisements d’énergies renouvelables
Passons en revue les grandes familles d’énergies durables exploitées sur le territoire français, qui alimentent déjà une part non négligeable des logements et des entreprises, peut-être même votre propre foyer.
L’énergie hydraulique
Utiliser la puissance des fleuves et des rivières pour générer de l’électricité, c’est le principe de l’énergie hydraulique. Les centrales hydrauliques, grâce à leurs turbines, produisent chaque année une quantité impressionnante d’électricité : 58,5 TWh en 2019, ce qui place l’hydro-électricité en tête des énergies renouvelables en France. Près de 9 millions de personnes en bénéficient.
Le potentiel est aujourd’hui largement exploité. Les marges de développement sont limitées, sauf à l’échelle locale avec des micro-turbines individuelles. Contrairement au solaire ou à l’éolien, l’hydro-électricité ne dépend pas des aléas climatiques : elle assure une production continue.
L’énergie éolienne
En 2019, l’éolien a produit environ 35 TWh d’électricité verte en France, devenant ainsi la deuxième source d’énergie renouvelable du pays. Une seule éolienne fournit l’équivalent de la consommation de 1 500 foyers. Le secteur va continuer à se développer, notamment avec l’éolien offshore, c’est-à-dire en mer, dont le potentiel reste immense en France. Mais concrétiser ces projets demande du temps : études préalables, analyse des impacts sur l’environnement et parcours administratif sont incontournables.
L’énergie solaire
La troisième grande source d’énergie renouvelable, c’est le solaire. Grâce aux panneaux thermiques ou photovoltaïques, on utilise soit la chaleur, soit la lumière du soleil. En 2019, panneaux domestiques et centrales solaires ont généré environ 11,7 TWh d’électricité.
Installer des panneaux solaires chez soi devient accessible, notamment grâce aux aides de l’État. Pour de nombreux ménages, c’est la possibilité de produire une partie de leur électricité et de réduire leur facture énergétique.
La biomasse
La biomasse reste une notion floue pour beaucoup, alors qu’elle fait partie des ressources les plus abondantes à l’échelle locale. Ordures ménagères, boues des stations d’épuration, effluents agricoles, déchets verts : tout cela se transforme en énergie au lieu de finir à la décharge. Chaque année, la biomasse permet de générer en moyenne 4,8 TWh d’énergie.
Par des procédés de fermentation, les matières organiques sont valorisées et transformées. La chaleur issue de la cogénération ou de centrales spécialisées alimente des milliers de foyers pour le chauffage, l’eau chaude ou la cuisson.
issu de ressources naturelles, qu’il s’agisse de biopropane ou de biogaz, provient aussi de ces filières de transformation. Cette diversification accélère la transition vers une énergie plus propre et plus responsable.
Face à l’urgence climatique, le choix des énergies renouvelables n’est plus une simple option. Il dessine déjà le paysage énergétique de demain, où chaque kilowatt “vert” compte et où les solutions locales prennent le relais des grands modèles centralisés. Le cap est fixé : moins d’impact, plus de cohérence. À chacun d’écrire la suite de l’histoire.


