En cas de décès, la Sécurité sociale verse un capital à la famille du défunt. Pour un salarié, ce montant s’élève à 3 977 € en 2025. Une somme qui ne couvre guère plus de quelques semaines de charges courantes pour un foyer. C’est précisément ce vide que vise à combler une assurance décès-invalidité complémentaire.
Ce que la Sécu prend en charge, et ce qu’elle laisse de côté
Le capital décès versé par l’Assurance maladie reste forfaitaire et plafonné : 3 977 € pour un salarié, 9 420 € pour un artisan ou commerçant non retraité, 3 768 € pour un travailleur indépendant retraité. Des montants bien éloignés de la réalité financière d’une famille qui perd son principal apporteur de revenus.
La situation est similaire en cas d’arrêt de travail prolongé. L’indemnité journalière maximale versée par l’Assurance maladie tourne autour de 26 €/jour, soit environ 780 €/mois, ce qui représente une perte de revenus substantielle pour la plupart des ménages. Pour les travailleurs non-salariés, la protection est encore plus limitée : sans prévoyance complémentaire, un indépendant en arrêt peut se retrouver sans ressources suffisantes pour faire face à ses charges.
C’est dans ce contexte qu’une garantie décès-invalidité prend tout son sens. Celle proposée par la Macif, par exemple, couvre à la fois le décès, l’invalidité permanente et totale (PTIA), ainsi que l’incapacité temporaire de travail. Cliquez ici pour consulter le détail de cette protection.
Comment fonctionne concrètement ce type de contrat
Le principe est simple : à la souscription, l’assuré choisit un capital garanti, qui détermine le montant des cotisations mensuelles. Ce capital est versé librement aux bénéficiaires désignés en cas de décès, sans fléchage imposé : il peut servir à rembourser un crédit immobilier, à assurer les frais du quotidien ou à financer les études des enfants.
Plusieurs facteurs influencent le tarif : l’âge à la souscription, le statut fumeur ou non-fumeur, la durée de couverture choisie et l’état de santé général. Selon des données de marché de mars 2026, une femme de 50 ans souhaitant couvrir un capital de 5 000 € peut s’attendre à environ 26,50 €/mois ; un homme de 44 ans, pour 10 000 € de capital, aux alentours de 15 €/mois. Des écarts importants existent d’un contrat à l’autre pour des garanties comparables.
Seuls environ 30 % des Français disposeraient aujourd’hui d’une couverture décès, selon les estimations sectorielles pour 2025, ce qui traduit une réelle sous-assurance. Anticiper ce risque, même avec un contrat modeste, reste l’un des gestes les plus concrets pour protéger ses proches. Pour aller plus loin sur les questions de protection et de prévoyance au quotidien, la rubrique droit et finance de SAV35 regroupe d’autres ressources utiles.

