Les signalements de rongeurs augmentent chaque année en France, et les grandes agglomérations régionales ne sont pas épargnées. En Ille-et-Vilaine, la densité urbaine de Rennes, combinée aux zones humides du département, crée des conditions particulièrement favorables à la prolifération du rat surmulot et de la souris domestique. Face à ce contexte, faire appel à un professionnel certifié n’est plus une précaution optionnelle.
Un phénomène qui s’accélère, jusque dans les quartiers rennais
À l’échelle nationale, les interventions de dératisation ont bondi de 35 % en 2022, et la filière enregistre depuis le début des années 2020 une croissance annuelle de 8 à 10 % selon l’association professionnelle Prosane. Le marché français de la lutte contre les nuisibles est désormais estimé à 1,2 milliard d’euros. Ce n’est pas un effet de mode : l’urbanisation, le réchauffement climatique et l’intensification des flux humains favorisent durablement la prolifération des rongeurs.
À Rennes, ville de 222 000 habitants dont la métropole dépasse 450 000 personnes, la concentration de logements et d’activités commerciales multiplie les points de contact entre humains et rongeurs. Le rat surmulot et la souris domestique se reproduisent à grande vitesse : une femelle peut produire plusieurs portées par an, ce qui transforme une présence isolée en infestation en quelques semaines. Les signaux à repérer sont concrets : crottes allongées, grignotages sur câbles ou emballages, coulées le long des murs. Pour une intervention rapide sur le secteur, il est possible de solliciter un spécialiste de la deratisation à Rennes et du reste du département, avec des délais d’action généralement compris entre 24 et 48 heures.
Des risques sanitaires réels, particulièrement en Bretagne
La question n’est pas uniquement une affaire d’inconfort. Les rongeurs transmettent plusieurs maladies via leurs urines et déjections, dont la leptospirose, la salmonellose et la fièvre par morsure de rat. La leptospirose est inscrite à la liste des maladies à signalement obligatoire depuis août 2023. En 2025, 562 cas ont été recensés en France, avec 68 % d’hospitalisations et 6 décès. La Bretagne figure parmi les régions les plus exposées : dès fin février 2025, 11 cas avaient déjà été identifiés en Ille-et-Vilaine, portés par la présence de cours d’eau comme la Vilaine ou l’Ille, propices à la transmission. Ce contexte rend l’anticipation d’autant plus importante, notamment à l’automne et en hiver, périodes où les rongeurs cherchent chaleur et nourriture à l’intérieur des bâtiments.
Choisir un prestataire compétent : ce que la réglementation impose désormais
Depuis le 1er janvier 2024, tout dératiseur qui achète ou utilise des rodenticides professionnels doit être titulaire du Certibiocide « Nuisibles » (TP14). Cette certification individuelle atteste la maîtrise des risques chimiques liés aux produits biocides. En 2026, la réforme a été étendue aux désinfectants, rendant le cadre réglementaire encore plus exigeant. Vérifier la certification de son prestataire est donc un réflexe de base, non une formalité.
Sur le plan technique, les anticoagulants de première génération sont aujourd’hui largement inefficaces dans les zones où des résistances génétiques se sont installées. L’approche recommandée par les autorités européennes consiste à combiner colmatage des accès, amélioration de l’hygiène et piégeage, avant de recourir aux produits chimiques en dernier ressort. Pour les particuliers, le coût d’une intervention professionnelle se situe généralement entre 150 et 500 euros selon la surface et le niveau d’infestation. Les établissements de restauration, soumis au règlement européen CE 852/2004, ont quant à eux l’obligation légale de mettre en place un plan de lutte documenté, avec des contrats annuels observés entre 450 et 1 500 euros selon la taille du site.
Ignorer une infestation, même modérée, revient souvent à laisser le problème s’aggraver jusqu’à ce qu’il devienne plus coûteux à traiter, et plus risqué pour la santé.

